Julie raconte sa mission à Mayotte : entre dispensaires et missions de soutien à la population

Julie passe deux semaines en renfort à Mayotte pour une mission humanitaire, après le
passage du cyclone Chido, le samedi 14 décembre 2024, qui a engendré des dégâts
conséquents dans ce département français. Sur place, elle constate des toitures arrachées, des
routes encombrées et des dispensaires débordés, avec des patients confrontés à la précarité,
aux maladies et parfois au traumatisme. Cette expérience la transforme.

« J’ai toujours voulu m’engager dans l’humanitaire »

Parce que s’engager, c’est voir le monde autrement, Julie n’a pas hésité quand elle a découvert
les appels à renforts pour Mayotte. Cela fait sept ans qu’elle est infirmière bénévole à la
Protection Civile du Val-d’Oise et qu’elle souhaite découvrir une nouvelle réalité tout en prenant
soin des autres et en apportant une aide concrète.


C’est ainsi que cette secouriste engagée est partie pour Mayotte afin de porter assistance aux
habitants
, durement touchés par le passage du cyclone Chido. « J’ai toujours voulu m’engager
dans l’humanitaire », confie-t-elle. « Cette mission était l’opportunité parfaite de mettre mes
compétences d’infirmière au service des plus démunis. »

Au cœur des dispensaires à Mayotte

« Chaque jour était unique, chaque action comptait », se rappelle-t-elle. Notre infirmière bénévole
était effectivement mobilisée sur plusieurs fronts. Dans les dispensaires, elle prenait en charge
les patients qui avaient besoin de soins et de pansements. Avec le Médicobus (véhicule aménagé
pour offrir des consultations au plus près des populations), elle allait vers les zones les plus
reculées
pour prodiguer des soins à celles et ceux qui en avaient besoin.


En parallèle, elle participait activement aux maraudes (descentes sur terrain pour venir en aide
aux plus démunis), essentiellement dans les bidonvilles de l’île.

Des habitants profondément meurtris

« Lors d’une mission de tronçonnage, nous avons aidé un Mahorais à dégager un arbre tombé
sur sa voiture après la tempête », se souvient Julie. « Il nous a raconté, bouleversé, la peur
intense à chaque minute, gravée en lui… Le vacarme du vent, puis le silence glaçant », poursuit-
elle. Même sur place, il est difficile pour cette bénévole d’imaginer ce qu’ont vécu les habitants et
le traumatisme que cette catastrophe naturelle a pu leur causer.

« Cette mission m’a transformée »

Les équipes de la Protection Civile dont celle du Val-d’Oise accompagnent et soignent des milliers de personnes à Mayotte, depuis le passage du cyclone Chido en décembre 2024. Mais, aucun d’eux n’arrive à s’habituer à la précarité extrême qui sévit dans ce département français. « Des bidonvilles surpeuplés, des soins difficilement accessibles… Mayotte est française, mais la réalité y est bien différente de celle de la métropole », avoue Julie. « Plus de la moitié des habitants vivent dans des bidonvilles, certains gagnent à peine 3€ par heure », constate-t-elle, avant de conclure : « Cette mission m’a transformée. Je la recommande à tous ceux qui veulent s’engager, apprendre et apporter une aide précieuse ».

Vous souhaitez faire comme Julie ? Rejoignez les bénévoles de la Protection Civile du Val-d’Oise et formez-vous aux Premiers Secours en Équipe de niveau 1 (PSE1) pour pouvoir intervenir en situation d’urgence.